Objectif 2027

Méthodologie

Quels candidats suivons-nous ?

Jusqu'à la date limite de dépôt des parrainages (12 mars 2027), nous suivons toutes les personnes qui ont publiquement déclaré leur candidature, dès lors que cette déclaration figure sur au moins deux listes de référence tenues par des médias (par exemple franceinfo et LCP). Aucune sélection n'est faite selon les sondages, la notoriété ou le parti : chaque candidat déclaré a sa fiche, son parcours et le même traitement.

Après cette date, seuls les candidats dont la candidature a été validée par le Conseil constitutionnel restent suivis. Un candidat qui se retire ou qui perd une primaire reste visible, avec la mention de son statut.

Une grille de thèmes neutre

Les 15 thèmes ne dérivent d'aucun programme de candidat — cela fausserait la lecture de tous les autres. Ils s'appuient sur des nomenclatures publiques : missions du budget de l'État (LOLF), classification COFOG (Eurostat), périmètres ministériels, sections du CESE.

Quatre états d'expression, jamais confondus

  • Ne s'est pas exprimé — aucune prise de position repérée sur ce thème.
  • En cours de traitement — s'est exprimé (source liée), en cours de vérification par notre équipe.
  • Relevé — argumentaire en cours — propos vérifiés à la source et affichés tels quels ; l'argumentaire pour/contre (obligatoire pour la publication complète) est en préparation.
  • Publié — mesures vérifiées, sourcées, avec argumentaire pour ET contre.

Confondre ces états ferait dire au site quelque chose de faux.

L'indicateur « Exprimé sur N / 15 thèmes » compte les thèmes où le candidat s'est exprimé — c'est-à-dire les états en cours de traitement et publié, pas seulement les thèmes déjà publiés. Il mesure l'étendue de l'expression repérée, jamais une qualité.

Symétrie d'affichage

Le comparateur affiche pour chaque candidat un nombre comparable de mesures phares par thème (mises en avant par le candidat lui-même). La richesse réelle d'un programme reste visible via l'indicateur de couverture, sans jamais en tirer un score de qualité.

« Actions au pouvoir » : des critères mécaniques, jamais éditoriaux

Sous chaque fonction du parcours, la liste « Actions durant cette fonction » est produite par des critères publics et mécaniques, identiques pour tous les candidats :

  • Lois portées : projets de loi (textes d'origine gouvernementale) promulgués au Journal officiel pendant la période exacte de la fonction — sélection par date, aucune loi choisie ou écartée à la main.
  • Les candidats n'ayant pas exercé de fonction nationale affichent leurs mandats locaux avec les données disponibles, au même gabarit.

La présentation est descriptive : liste datée, lien vers le texte officiel, aucun qualificatif.

Hiérarchie et critères des sources

Chaque information publiée s'appuie sur des sources classées par niveau :

  1. Sources primaires — décisions de justice, communiqués de parquet, Journal officiel / Légifrance, rapports d'institutions (Cour des comptes, HATVP, ARCOM, Défenseur des droits…).
  2. Agences — dépêches AFP (et reprises intégrales identifiées comme telles).
  3. Presse et audiovisuel de référence — socle de médias généralistes de référence.
  4. Recoupement — autre presse généraliste respectant la déontologie : utilisée pour recouper, jamais comme source unique ni porteuse.

L'appartenance d'un média au socle de référence découle de critères objectifs appliqués à tout le spectre : respect de la déontologie (avis CDJM), sanctions ou mises en demeure répétées du régulateur, pratique du contradictoire, distinction entre faits et opinion, indépendance documentée. Les médias d'enquête engagés, quelle que soit leur orientation, ne servent jamais de source porteuse : leurs révélations n'entrent ici que par le fait judiciaire ou institutionnel qu'elles déclenchent.

Sur le volet judiciaire, une revue de presse systématique et datée est menée pour tous les candidats — l'absence d'affaire affichée est une information vérifiée, avec sa date.

Volet judiciaire : règle d'affichage

Les fiches n'affichent que les procédures en cours visant le candidat (ou des faits relevant de sa responsabilité) et les condamnations. Les classements sans suite, non-lieux définitifs et instructions closes sans mise en examen ne sont pas affichés : la présomption d'innocence est alors pleinement restaurée. Le critère est l'état de la procédure, jamais la personne — il s'applique identiquement à tous les candidats. (Règle adoptée par l'association le 14/07/2026.)

Les décisions du juge de l'élection (Conseil constitutionnel, Conseil d'État, tribunal administratif), comme une inéligibilité pour un compte de campagne non déposé, ne sont pas des condamnations pénales. Elles sont affichées à part, avec la mention « non pénale », leur durée et la date à laquelle elles prennent ou ont pris fin. (Règle adoptée par l'association le 16/10/2026.)

Le quiz

Le calcul est fait entièrement dans votre navigateur : aucune réponse n'est envoyée, et rien n'est conservé, pas même sur votre machine — les opinions politiques sont des données sensibles. Recharger la page efface tout.

Une question porte un intitulé neutre, rédigé par nous et relu ; ses options sont les positions réellement défendues, chacune adossée à une ou plusieurs mesures publiées et sourcées. Ce sont les mesures qui portent les candidats : une position commune à trois d'entre eux les crédite tous les trois. Une question dont toutes les options viendraient d'un même candidat ne peut pas être publiée.

L'ordre des options est tiré au sort à chaque session, et le nom des candidats n'apparaît qu'après votre réponse : on répond ainsi au contenu, pas à l'étiquette.

Nous ne produisons aucun score et aucun classement. À la fin, vous voyez les positions que vous avez retenues et qui les défend ; la conclusion vous appartient. Un candidat qui ne figure pas sous une position ne s'y oppose pas forcément : le plus souvent, nous n'avons pas encore dépouillé de prise de parole de sa part sur ce point.

Qui parle ? Candidat, équipe de campagne, parti

Chaque propos est attribué à la personne qui l'a réellement tenu. Trois cas, jamais confondus :

  • Le candidat lui-même — ses propos fondent ses mesures, sans mention particulière.
  • Son équipe de campagne — une personnalité qui s'exprime pour le projet du candidat (porte-parole, responsable du programme, élu chargé du chiffrage…). Ses propos peuvent fonder une mesure ou un cadrage budgétaire du candidat, mais elle reste nommée : « — Nom, rôle (équipe de campagne) » sur chaque citation, et « Portée par l'équipe de campagne » sur une mesure dont toutes les sources viennent d'elle.
  • Son parti ou son groupe parlementaire — une organisation qui a sa propre vision, et celle-ci peut différer de celle du candidat. Ses documents et ses propos paraissent dans une section distincte de la fiche, « Autour du candidat » : jamais comme des mesures du candidat, ni dans le comparateur, ni dans la couverture des thèmes.

Quand un document n'émane pas du candidat lui-même, nous exigeons avant de le publier une preuve qu'il l'endosse (déclaration, page de son site, présentation commune), affichée avec sa date et son lien. Sans elle, le document n'est pas publié.

Le nom de qui parle est écrit à côté de chaque citation, y compris dans les extraits de la recherche du site : une phrase n'est jamais détachée de son auteur.

Cadrage budgétaire : une grille commune

Quand un candidat ou son équipe de campagne présente un cadrage de ses finances publiques (premier cadrage, budget de première année, programme chiffré complet), nous rangeons ses chiffres dans la même grille pour tous : horizon, économies, dépenses nouvelles, recettes nouvelles, déficit visé, dette visée, hypothèses, autres objectifs, puis les postes détaillés. Les rubriques sont toujours dans le même ordre ; une case vide se voit.

Aucun classement, aucune note, aucune évaluation. Nous ne reprenons pas les évaluations de think tanks ou d'instituts qui notent les programmes. Les candidats sont listés par ordre alphabétique, jamais selon un montant, et aucune couleur ne dépend d'une valeur.

Chaque chiffre est cité. Il est accompagné de la phrase qui le porte, de la personne qui l'a prononcée et d'un lien horodaté vers le passage de la vidéo ou du document. Il n'est affiché qu'après vérification à la source ; d'ici là, la case indique « en cours de vérification ».

« Non précisé » signifie que la source ne donne pas l'information. Ce n'est ni un oubli de notre part, ni un reproche.

Rien n'est calculé par nous. Pas de total, pas de solde recalculé, pas de conversion d'un montant cumulé en montant annuel, ni de milliards d'euros en points de PIB : un chiffre calculé ne serait plus un chiffre cité.

Les bases diffèrent, et nous les affichons telles quelles. L'un vise un niveau de déficit une année donnée, l'autre annonce un montant cumulé sur le quinquennat, un troisième présente un budget de première année. Ces chiffres ne se comparent pas terme à terme : la grille les rapproche pour qu'on les lise ensemble, chacun avec sa base (« par an », « cumulé », année visée). Quand la source ne dit pas si un montant est annuel ou cumulé, nous ne le devinons pas.

La ligne de référence

En regard des cadrages figure une ligne de référence officielle : le projet de loi de finances (PLF), les comptes publics constatés par l'Insee et l'avis du Haut Conseil des finances publiques (HCFP). Elle donne un repère commun (où en sont le déficit et la dette, ce que prévoit le gouvernement) pour lire tous les cadrages dans le même contexte.

Ce n'est pas un étalon de jugement : s'en écarter n'est ni une faute ni un mérite, et cette ligne n'est pas une proposition de candidat. Le PLF est le projet du gouvernement, soumis au vote du Parlement ; la loi de finances le remplace une fois votée.

L'avis du HCFP porte sur le seul projet du gouvernement : le réalisme de ses prévisions. Il ne se prononce pas sur les cadrages des candidats, et nous ne l'y appliquons pas.

Les chiffres des thèmes : comment nous les choisissons et les vérifions

Notre règle : centraliser sans dénigrer, expliquer sans juger. Chaque thème présente des repères chiffrés sous forme de questions neutres (« Combien d'immigrés vivent en France ? »), auxquelles répondent les données publiques. Nous ne rendons aucun verdict : pas de « vrai » ni de « faux », pas de jauge. Les chiffres décrivent ; ce qui est « trop » ou « pas assez » relève de votre jugement.

Le choix des chiffres. Un repère figure dans un thème s'il porte sur un indicateur de référence de la statistique publique (INSEE, DREES, Eurostat…) sur l'objet du thème, ou sur un indicateur invoqué par au moins deux candidats dans leurs mesures publiées. La règle est la même pour tous les thèmes. Quand plusieurs mesures existent (le stock et les flux, « immigré » et « étranger », un niveau et son évolution), nous les montrons toutes.

Jamais à côté d'une proposition. Les chiffres sont posés au niveau du thème, avant la liste des candidats, jamais accolés à la mesure d'un candidat : placer un chiffre à côté d'une proposition, ce serait l'évaluer sans le dire.

Ce que les chiffres ne disent pas. Chaque repère comporte une section obligatoire sur les limites des données : ce qu'elles ne mesurent pas, ce qui relève d'un choix politique. Un repère ne paraît jamais sans elle.

Les chiffres. Tout chiffre porte sa valeur, son unité, son année et sa source. Toute évolution s'écrit avec ses deux bornes (« 14,4 % en 2022 → 15,4 % en 2023 ») ; l'évolution d'un taux s'exprime en points, pas en pourcentage.

Les sources. Producteurs publics (INSEE, DREES, Cour des comptes…) et organisations internationales (Eurostat, OCDE) d'abord. Un chiffre d'association, de syndicat ou de think tank peut être cité, mais comme l'estimation d'un acteur identifié, jamais comme le chiffre de référence. Quand l'État ne mesure pas quelque chose, le repère le dit.

L'Europe. Les comparaisons utilisent une seule source harmonisée, Eurostat, pour la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la moyenne de l'UE-27 — même quand elle diffère du chiffre national, ce que le repère signale. Une comparaison impossible est dite impossible. Les séries sont extraites chaque mois ; une révision n'est publiée qu'après relecture, y compris des phrases qui la citent. Les données de chaque graphique sont téléchargeables.

La vérification. Seules les phrases vérifiées dans leur source sont affichées. Un repère peut paraître avant que tous ses chiffres le soient : il indique alors combien d'éléments restent à sourcer, et chacun s'affiche dès sa vérification.

Pourquoi ce format. Nous avons d'abord essayé de confronter des affirmations entendues (« il y a trop de… ») aux données, avec un verdict sur leur partie mesurable. Nous y avons renoncé : choisir les phrases à tester est déjà un choix éditorial, et un verdict se lit, et se partage, comme une prise de position. Poser des questions neutres et montrer les données, avec leurs limites, laisse la conclusion à chacun.